Niplife 013 – Mindfulness, ou la pleine conscience avec Ben de Niptech

Les notes de l’émission

Nous sommes Guillaume et Mathieu et vous pouvez nous rejoindre sur @niplife ou sur info@niplife.com. Cette semaine nous avions le plaisir de recevoir Benoît Curdy.

Mindfulness, ou la pleine conscience avec Ben de Niptech

Actualités

Citation

« Il n’y a pas de philosophe qui supporte avec sérénité une rage de dents. »
William Shakespeare


5 réponses sur “Niplife 013 – Mindfulness, ou la pleine conscience avec Ben de Niptech”

  1. Le « mindfulness » (en français, cela s’appelle pleine conscience) est surtout une notion galvaudée à toutes les sauces pour nous faire croire qu’il faut être un bon petit robot en entreprise, en couple, à l’armée, etc.
    Rien à voir avec la pleine conscience bouddhiste, qui amène à une profonde réflexion sur soi, sur nos choix sociétaux ou vitaux, etc, etc, mais bien plutôt du pipeau, du vent pour vendre de la formation, du « coaching » et tous ces gadgets qui, au fond, nous détournent totalement du vrai sens de la vie.
    A lire : http://www.fastcompany.com/3021943/bottom-line/stop-obsessing-about-productivity-why-asana-embraces-mindfulness-as-a-business-m

    1. @TZ :
      Je pense qu’il y a surtout confusion des concepts à cause d’un nom identique.
      J’ai connu ce terme de « pleine conscience » au sujet des arts martiaux justement, et qui désignait une modification de l’état de conscience, au sens scientifique du terme (pas seulement intellectuel, mais psychique). Et ça n’a rien à voir avec le concept de l’émission présente : il s’agissait là carrément d’une auto-hypnose qui permet de produire un état psychique où les facultés motrices et de traitement des infos sensorielles sont décuplées. Et cela n’est pas truc purement intellectuel du genre auto-persuasion, mais de la véritable hypnose.

    2. Critique intéressante, c’est vrai qu’on peut suspecter un vice qd cela est « propagé » à grande échelle. Le marketing « cocooning » occidental qui peut nous entrainer vers une plus grande soumission plutot que vers une certaine libération. Un « bien-être en boîte » pour une population docile, en attendant le « soma » du meilleur des mondes…

  2. Pour cette histoire de gestion du stress face au collègue-qu’on-peut-pas-blairer :
    La méthode paraît totalement naïve et même farfelue. En quoi réciter mentalement sa « table des gentils souhaits » aux gens qu’on aime pas conduirait à une meilleure cohabitation ? Ça paraît invraisemblable.
    Ce qu’il faut comprendre dans notre attitude habituelle, c’est que, dans des cas comme celui-ci, notre esprit se focalise sur le négatif de la personne qui nous suscite de l’animosité. On ne pense qu’à ce qu’on déteste en elle au point d’imaginer des trucs irréalistes, et tout le reste est occulté : on est très loin de penser à quoi que ce soit de positif dans cet individu incarnant à nos yeux le mal absolu.
    Or, le fait de dire des souhaits bienveillants, ça nous fait changer de regard. Au départ, on le dira « verbalement », dans notre tête, sans y penser vraiment, sans la moindre parcelle de sincérité. Et petit à petit, on prendra conscience du sens des paroles : on reliera d’avantage les souhaits positifs à la personne.
    Et c’est là que se produira le changement, parce qu’on va imaginer autrement la personne, sous un angle positif. Déjà, ce changement est apaisant sur le moment car il permet d’ouvrir la porte au positif pour qu’il fasse tampon entre nous-même et la personne cible.
    Mais en plus, cela va permettre le phénomène d’identification par lequel on se met naturellement à la place de quelqu’un face à soi. Parce que lorsqu’une personne incarne pour nous tout ce qu’on rejette, on ne peut donc pas apprécier quoi que ce soit venant de cette personne, même des choses positives en soi. Ce travail simple humanise la personne, la rendant acceptable un minimum, parce que le peu de positif qu’on amène, on le relie et on l’intègre naturellement à nous-même (phénomène d’identification).
    Sur le Net ou dans les relations épistolaires, ce phénomène d’aveuglement est assez caractéristique :
    Il suffit d’une attaque personnelle envers un internaute pour qu’il nous représente ensuite comme le mal absolu. Tout ce qu’on pourra lui dire ensuite sera interprété de manière négative (même la ponctuation).
    Une fois réconcilié (généralement, via MP), cet internaute sera surpris de son propre aveuglement et de voir, en relisant les messages de la discussion, que l’animosité et la haine qu’il à lu n’existait que dans sa tête… (C’est là qu’on voit qu’on en a pas fini avec les préjugés !)
    C’est un travail très utile pour arriver à pardonner, par exemple.
    Une fois l’habitude prise, on reste bcp plus serein dans un débat sur la toile ou ailleurs, et les trolls nous font de plus en plus rigoler.

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